Tony, avec ce succès à Memphis, vous venez de frapper un grand coup dans cette finale de la Conférence Ouest.
C’est une très bonne victoire. Maintenant, il ne faut pas s’enflammer. On sait qu’il y a encore un match à gagner et surtout, on sait de quoi Memphis est capable. Jamais une équipe n’a réussi à remporter une série  après avoir perdu les trois premières rencontres. Je n’ai donc pas envie de rentrer dans l’histoire de cette manière. J’ai toujours en tête la saison dernière. On menait 2-0 et on a perdu quatre fois d’affilée en finale de conférence. Restons donc concentrés pour gagner ce dernier match qui nous enverra en finale.

Vous avez compté jusqu’à 18 points de retard dans le premier quart-temps. Que s’est-il passé ?
Cette victoire, nous sommes allés la chercher avec nos tripes. On a connu un mauvais démarrage. C’est d’ailleurs l’un des plus mauvais démarrages de ma carrière. J’ai perdu quatre balles dans les deux premières minutes du match. Je n’avais jamais fait ça, c’était vraiment bizarre. Le plus important, c’est qu’on n’a jamais paniqué. On est resté dans le match pour grappiller petit à petit. C’est ce que je retiens de cette rencontre. On a fait preuve de beaucoup de mental. C’est à mes yeux l’une de nos plus belles victoires depuis que j’évolue à San Antonio.

26 points, 5 passes et 4 rebonds en 43 minutes. Quel regard portez-vous sur votre match ?
Je suis content du match. Le plus important, c’est qu’on ait gagné. Malgré mon mauvais début de match, j’ai continué à être agressif. L’équipe a besoin de moi puisque c’est à moi de créer le jeu. Il ne fallait surtout pas que je me prenne la tête après ce mauvais démarrage. Tout le monde, moi le premier, a montré beaucoup de mental pour rester dans la rencontre. On s’est battu jusqu’au bout et à la fin, on s’en sort avec la victoire. C’est vraiment satisfaisant.

Qu’attendez-vous de la rencontre de lundi ?
On veut en terminer le plus rapidement possible. On ne veut surtout pas que cette série dure trop longtemps. En s’imposant lundi, on aura pratiquement dix jours de repos avant le début des finales le 6 juin. Ce serait bien pour toute l’équipe d’avoir ce break.

Un restaurateur de Memphis aurait refusé de vous servir vendredi soir. Comment comptez-vous vous organiser après ce match 3, ce sera room-service ?
Je n’étais même pas au courant. C’est en arrivant samedi matin à l’entraînement que j’ai appris la nouvelle. Je me suis fait charrier par mes coéquipiers alors que je suis resté tranquillement dans ma chambre pour diner. C’est tout simplement un restaurateur de Memphis qui a réussi à se faire de la promo sur mon nom.