Les champions à terre :

Pour sa deuxième année, Tony est attendu au tournant. L’effet de surprise n’existe plus. Mais une nouvelle fois, il éclabousse de toute sa classe le plus relevé des championnats de basket. Les Spurs impressionnent tout au long de la saison, avec un Duncan d’une autre planète. Le natif des Iles Vierges se voit décerné pour la deuxième année consécutive le titre de MVP de la saison régulière. Le moment de vérité est arrivé, San Antonio retrouve Phœnix, premier adversaire de ces play-offs.
La bataille est terrible. Face à Stephon Marbury, sa bête noire, TP semble avoir perdu son basket. Touché mais pas abattu, il faudra attendre la troisième rencontre pour que Tony montre son vrai visage. « Je ne vais pas mentir, j’étais frustré. Mais je ne me suis jamais pris la tête en me disant que je ne pouvais rien faire contre Marbury. Ceux qui ont pensé et dit ça ont vraiment abusé. Il faut arrêter… Ce n’est pas parce que j’ai loupé deux matchs qu’il faut m’enterrer », analyse Tony, auteur de 29 points. Quatre matchs plus tard, les Spurs gagnent leur billet pour la demi-finale contre les… Lakers.

A la recherche d’un quatrième titre consécutif, Los Angeles annonce la couleur en prédisant une victoire 4-0. La bande à O’Neal tombe de haut dès le premier match en s’inclinant (87-82) au SBC Center. « Les Lakers parlent toujours beaucoup, on ne va pas les changer », concède Tony, dont le compteur est resté bloqué à 9 points. 48 heures plus tard, alors que tout le monde attend une réaction des Lakers, San Antonio pulvérise la bande à Phil Jackson avec un incroyable 56% aux shoots, dont 57% à 3 points. « Ce n’est pas tous les jours que le cinq de départ reste sur le banc face aux Lakers pour le dernier quart-temps. C’est clair, c’était royal. Il était difficile d’espérer mieux », s’exclame TP après cette démonstration (114-95).

Changement de décor au Staples Center. Après avoir surclassé le Game 3, les Lakers trouvent les ressources nécessaires pour égaliser à 2-2 après avoir touché le fond. « Ca fait mal… C’est une défaite difficile à digérer parce que nous avons eu 16 points d’avance. Malheureusement, les Lakers son revenus dans les dernières minutes. Ils mènent de 3 points à 14s de la fin du match et c’est à ce moment là que j’effectue une mauvaise passe sur la remise en jeu. Avec cette balle perdue, le match est terminé », concède Tony, déçu de ne pas avoir su gérer la dernière possession de balle. Tout est à refaire pour San Antonio. Le public texan retient son souffle dans le Game 5. 96-94 pour SA a quelques secondes de la sirène. Robert Horry, transparent depuis le début de la série, dégaine à 3 points malgré le retour de TP. « Sur le moment, j’ai vraiment pensé qu’elle allait terminer dedans. Tim (Duncan) et Bruce (Bowen) faisaient prise à deux sur Kobe. Quand j’ai vu que la balle allait terminer dans les mains de Horry, j’ai couru comme un malade pour tenter de le gêner. Pu…, elle n’est pas passée loin, j’ai vraiment eu chaud. C’est comme ça, la chance a tourné. Mais je m’en fous royalement, cette victoire, on la prend avec plaisir. » Les Lakers ne s’en relèveront pas. Malgré l’avantage du terrain, les champions en titre s’écroulent (82-110). Les Spurs sont en finale de la Conférence Ouest.

 

 

Agence Conseil en Communication Interactive