Go Spurs Go !

Avec près de 15 points de moyenne et 6 passes décisives (14,7 pts et 5,7 pds) par match, Tony est élu 3eme meilleur joueur français de Pro A dès sa première saison. Mais pour T.P., le plus important reste à venir. Le prodige du basket français a en effet décidé de se présenter à la draft 2001 afin de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA. Après des works-out à couper le souffle, TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. « C'est l'équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleurs équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ca va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile. »

Mais le plus incroyable reste à venir. A 19 ans, Tony, qui espère jouer environ 15 minutes par match, entre dans l’histoire de la NBA en devenant le plus jeune meneur de jeu titulaire. « Au départ, mon objectif était de devenir le meneur titulaire dans la deuxième partie de saison, après le All-Star Game à Philadelphie en février. Mais comme j’ai bien joué à l’entraînement, le coach a décidé de me mettre dans le cinq de départ dès le cinquième match. Popovich disait que l’équipe jouait mieux lorsque j’étais sur le terrain. C’est pour ça que tout est allé si vite », explique Tony après son deuxième match dans le cinq de départ contre Charlotte. La folle aventure ne fait que commencer.

Avec les tours jumelles, Duncan et Robinson, Tony mène les Spurs au titre de champion de la division Midwest au terme de la saison régulière. Place aux play-offs, où Seattle et Gary Payton promettent l’enfer au Frenchie. Les compteurs remis à zéro, une nouvelle compétition commence. Mais TP, lui, ne change pas. Opposé à l’un des meilleurs meneurs de jeu du monde, le n°9 des Spurs dépasse le maître. 17,2 pts par match à 50% de réussite aux tirs dont 53,3% à trois points.. Tony Parker entre dans la cour des grands dès sa première saison. Rien ne semble pouvoir l’arrêter… hormis la bande à O’Neal et Bryant, qui stoppe une nouvelle fois les Spurs en demi-finale de Conférence (4-1). « L’année prochaine, je veux gagner le titre avec les Spurs », prévient Tony, qui aura vu sa saison marquée par une présence au All-Star Rookie et dans le meilleur cinq des rookies.

 

 

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