Le rêve Américain :

« Pour tout basketteur, le rêve c'est de jouer en NBA. C'est là qu'il y a les meilleurs joueurs. En France, tu parles aux gamins, ils connaissent tous les mecs de la NBA, pas un seul de Pro A. Et puis, même si ce n'est pas le principal, il faut savoir que le plus mauvais en NBA gagne autant d'argent que le meilleur français. Et sans les impôts… »

Pour lui, la NBA, c'est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Courant 2000, il est retenu pour participer à Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il tape dans l'œil des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Il est alors courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA. « C'est mon père qui prenait les contacts. Parce qu' aux Etats-Unis, ils sont très isolationnistes, mais qu'en passant par mon père, ils ne retenaient qu'une chose, c'est que j’étais à moitié américain. Rien que mon nom sonnait en ma faveur : Tony Parker, c'est pas français. »

Conscient des règles de ce milieu, de l'aspect " politique " à adopter pour réussir, Tony Parker avance à grands pas. Il n'a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. « A la maison, mon père parlait anglais, je répondais en français, mais au PS-G, je servais de traducteur aux Américains », raconte-t-il. D'ailleurs, à la fin de sa première année au PS-G, Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, direction Georgia Tech pour deux saisons en NCAA, avant de briguer la draft pour la NBA.

 

 

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